Brevo vs Mailchimp vs ConvertKit : le comparatif 2026 pour choisir votre outil d'emailing

Guides pratiques · · mis à jour le · Pascal

découvrez une comparaison complète entre brevo, mailchimp et convertkit pour l'email marketing en 2026 et choisissez la meilleure plateforme pour vos campagnes.

Entre Brevo, Mailchimp et ConvertKit (devenu Kit), le bon choix dépend d'abord du modèle de facturation : Brevo facture surtout au volume d'emails envoyés, Mailchimp au nombre de contacts, Kit est conçu pour les créateurs. Dans un comparatif brevo vs mailchimp, c'est ce critère qui pèse le plus sur votre facture, bien avant les fonctionnalités.

Les offres gratuites illustrent cette différence : environ 300 emails par jour gratuits côté Brevo, 250 contacts gratuits côté Mailchimp, et un plafond de 10 000 contacts évoqué pour l'offre gratuite de Kit. Ces limites changent souvent : vérifiez-les sur les pages tarifaires officielles avant toute décision.

Ce guide vous donne une méthode pour trancher : comprendre les trois modèles, calculer votre coût réel, comparer les fonctions qui comptent, puis migrer sans abîmer votre délivrabilité.

Brevo vs Mailchimp vs ConvertKit : ce qui change vraiment vos coûts

La plupart des comparatifs alignent des listes de fonctionnalités. Pourtant, la facture dépend de deux variables : le volume d'envoi et la taille de la base. Brevo (ex-Sendinblue) facture surtout à l'email envoyé. Mailchimp facture surtout au contact stocké, et peut compter des inactifs. Kit se construit autour d'une logique « audience d'abord », pensée pour les créateurs.

Prenons un exemple fictif : une marque en ligne dont la liste dépasse 15 000 inscrits, mais qui n'envoie qu'une campagne par semaine et quelques relances. Payer au contact devient une taxe sur la croissance, alors que payer au volume reste maîtrisable. À l'inverse, une base modeste qui reçoit plusieurs campagnes par semaine peut rester à l'aise avec une facturation au contact.

Votre modèle de tarification doit épouser votre fréquence d'envoi. Sinon, vous subventionnez votre propre acquisition.

Comparatif Brevo vs Mailchimp vs ConvertKit : fonctionnalités, tarifs et performances pour choisir son outil d'email marketing

Brevo : l'avantage du volume d'envoi quand la base grossit

Brevo s'est d'abord fait connaître par l'email transactionnel (confirmation de commande, expédition, réinitialisation de mot de passe). L'offre s'est élargie à la newsletter, au SMS, à WhatsApp, au chat et à un CRM. Pour une PME, c'est cohérent : un seul outil pour envoyer, qualifier, relancer et centraliser l'historique client.

Le levier économique est clair : si vous envoyez peu à beaucoup de contacts, la tarification au volume protège votre marge. Point de contrôle : calculez votre ratio « emails envoyés par contact et par mois ». C'est lui qui dicte le bon modèle.

Brevo a aussi des limites. L'accompagnement à la migration est plus léger que celui d'un éditeur qui vend du conseil, et certaines options avancées dépendent du forfait.

Mailchimp : un écosystème large, mais un coût caché sur les contacts

Mailchimp reste le réflexe pour beaucoup d'équipes. Son atout est la maturité de l'écosystème : intégrations nombreuses, modèles créatifs, outils de calendrier marketing et de publication sociale. Pour une équipe qui vit dans un stack très connecté, c'est confortable.

Le problème apparaît quand la facturation inclut des contacts inactifs (désabonnés, rebonds) et que les limites du plan gratuit se resserrent. La base « historique » gonfle la facture alors que le chiffre d'affaires vient des abonnés engagés. Métrique de validation : le coût mensuel par 1 000 contacts actifs, pas par contact total.

Autre point souvent oublié : l'envoi d'emails transactionnels passe généralement par une offre distincte (Mailchimp Transactional), facturée à part. Si vos messages de commande doivent partir du même outil que vos newsletters, comparez cette ligne de coût.

ConvertKit (Kit) : le choix créateur quand la newsletter devient un produit

ConvertKit a évolué vers Kit en assumant sa cible : auteurs, podcasteurs, formateurs, médias indépendants. Le produit est moins un outil marketing généraliste qu'un outil de publication, avec des briques de monétisation (newsletter payante, lancement de formation, vente de produits numériques).

Kit est pertinent si vous « exploitez un canal » plutôt que « faites des emails ». Pour un e-commerce pur, fondé sur des événements d'achat et des relances de panier, il est en général moins naturel. Jugez-le alors sur sa capacité à soutenir la publication et la monétisation.

Brevo vs Mailchimp : comparatif des fonctionnalités qui comptent

Voici les critères qui font la différence au quotidien, avec une lecture prudente : les fonctions et plafonds évoluent, vérifiez-les chez chaque éditeur.

CritèreBrevoMailchimpConvertKit (Kit)
FacturationSurtout au volume d'emails envoyésSurtout au nombre de contactsSelon la taille de l'audience
Cible principalePME, e-commerce, multicanalMarketing généraliste, équipes connectéesCréateurs, newsletters, produits numériques
CanauxEmail, SMS, WhatsApp, chat, CRMEmail et SMS principalementEmail, avec outils de monétisation
Email transactionnelIntégréOffre distincteNon central
AtoutCoût sur grandes bases, tout-en-unÉcosystème, modèles, intégrationsSimplicité, monétisation
Point de vigilanceAccompagnement à la migration plus légerContacts inactifs, paliersMoins adapté à l'e-commerce événementiel

Automatisation et segmentation

C'est ici que se joue la rentabilité. Un outil doit gérer proprement les déclencheurs (inscription, achat, panier abandonné, clic), les bifurcations et les segments dynamiques. Brevo met en avant une segmentation poussée et des scénarios multicanaux. Mailchimp propose des parcours clients mais certaines fonctions avancées dépendent du forfait. Kit privilégie des séquences et des tags simples, efficaces pour un créateur.

Si l'outil ne gère pas la segmentation et les déclencheurs dont vous aurez besoin dans six mois, ne signez pas. Pour relier vos outils entre eux sans code, un comparatif zapier vs make vous aidera à choisir le connecteur adapté.

SMS, WhatsApp, CRM et email transactionnel

Brevo intègre ces briques dans la même plateforme, ce qui évite de multiplier les outils : le CRM, les SMS (avec crédits à prévoir) et les messages opérationnels partagent la même base de contacts. Chez Mailchimp, le CRM est plus limité et le SMS dépend de l'offre choisie. Kit se concentre sur l'email.

Délivrabilité : le critère que les tableaux oublient

Un outil moins cher ne vaut rien si vos emails finissent en spam. La délivrabilité dépend surtout de vous : authentification du domaine (SPF, DKIM, DMARC), hygiène de liste, rythme d'envoi, qualité du contenu. Chaque plateforme fournit les réglages, mais aucune ne les fait à votre place. Comparez la clarté de la configuration et la lisibilité des rapports (rebonds, plaintes, désabonnements).

Intégrations, WordPress et support

Mailchimp dispose du plus large catalogue d'intégrations. Brevo propose des extensions WordPress et des connecteurs courants, et sa base européenne rassure sur les questions de données. Kit dispose d'intégrations ciblées créateurs. Côté support, la qualité varie selon le forfait : vérifiez ce qui est inclus dans le plan que vous visez, notamment le support en français.

Comment choisir entre Brevo, Mailchimp et ConvertKit en 4 règles

Une bonne décision se prend avec un mini-système, pas avec des captures d'écran. Quatre règles : levier économique, risque, bascule, métriques.

Levier économique : votre fréquence d'envoi dicte le gagnant

Une newsletter par mois et quelques scénarios sur une grande base : la tarification au volume (Brevo) est souvent la plus saine. Plusieurs campagnes par semaine sur une base modérée : la tarification au contact (Mailchimp ou Kit) peut rester compétitive, jusqu'à ce que les paliers s'envolent.

Exportez vos statistiques des 90 derniers jours et calculez les emails envoyés, les contacts actifs et le chiffre d'affaires attribué. L'outil gagnant est celui qui minimise le coût par euro attribué, pas celui qui a le plus de fonctions.

Risque : migration, support et verrouillage

Le vrai risque n'est pas l'abonnement, c'est l'intégration dans vos process : formulaires, tags, scénarios, pages. Mailchimp est réputé pour un support plus étoffé sur les forfaits payants, Brevo peut offrir moins d'accompagnement à la migration, Kit est apprécié pour son approche plus humaine côté créateurs.

Bascule : le moment où changer d'outil se justifie

Changez quand la facture croît plus vite que vos revenus email, quand vous avez besoin de canaux (SMS, WhatsApp) que votre outil actuel ne couvre pas, ou quand votre newsletter devient un produit. Tant que votre unité économique n'est pas stabilisée, ne migrez pas.

Métriques de validation : cinq chiffres qui tranchent

  • Coût mensuel par 1 000 contacts actifs (pas la base totale)
  • Revenu attribué par campagne email, sur 30 jours glissants
  • Temps moyen pour créer et valider une automatisation, du brief à la mise en ligne
  • Capacité de segmentation : tags, segments dynamiques, événements e-commerce
  • Risque de « surprise tarifaire » : inactifs facturés, dépassements, options payantes indispensables

Si vous ne pouvez pas relier une fonction à un chiffre, c'est du bruit produit, pas un levier business.

Quel outil pour quel profil ?

  • PME ou e-commerce avec grande base et envoi modéré : Brevo, pour la tarification au volume et le multicanal.
  • Équipe très connectée à de nombreux outils : Mailchimp, si vous utilisez réellement son écosystème.
  • Créateur, formateur, média indépendant : Kit, pour la monétisation de l'audience.
  • Petite base, besoins simples : comparez les offres gratuites, mais regardez ce qui se passe au premier changement de palier.

Si votre enjeu est un outillage léger, replacez ce choix dans un stack marketing cohérent pour éviter d'empiler des outils redondants. Pour d'autres arbitrages de ce type, retrouvez nos conseils entrepreneur.

Alternatives à Mailchimp : quand regarder ailleurs

Les internautes qui cherchent une alternative à Mailchimp partent généralement pour l'une de ces raisons : une facture qui monte avec la liste, des fonctions avancées réservées à des forfaits supérieurs, ou un besoin multicanal. Brevo répond au premier et au troisième cas. Kit répond à une logique de création de contenu monétisé. D'autres outils existent (Flodesk, MailerLite, Moosend, ActiveCampaign, Klaviyo pour l'e-commerce). Appliquez la même grille : coût par 1 000 actifs, segmentation, délivrabilité, support.

Migrer vers Brevo ou un autre outil en 7 jours

Une migration sérieuse prend rarement « une heure ». Voici un plan réaliste, à adapter à votre volume.

  1. Jour 1, cartographier : d'où viennent les leads, combien d'emails par mois, quels segments réels, quelles séquences rapportent (accueil, panier abandonné, relance, post-achat).
  2. Jour 2, reproduire un scénario simple : un email de bienvenue, une relance à J+2, une bifurcation selon le clic. Vous jugez l'ergonomie de l'éditeur et le temps d'exécution. Si l'outil est pénible sur un flux basique, il le sera sur un tunnel complet.
  3. Jours 3 et 4, segmenter : acheteurs récents, visiteurs sans achat, clients fidèles. Vérifiez les déclencheurs comportementaux et la lisibilité des rapports.
  4. Jour 5, comparer sur un échantillon : envoyez la même campagne à un groupe de contacts engagés (par exemple 1 000 si votre liste le permet) et observez ouvertures, clics, plaintes et rebonds.
  5. Jour 6, simuler un mois de coûts : projetez la croissance de la liste, la saisonnalité, la fréquence d'envoi, et les coûts invisibles (utilisateurs supplémentaires, tests A/B, accès à l'automatisation, support).
  6. Jour 7, trancher : un seul objectif prioritaire, marge, vitesse d'exécution ou monétisation de l'audience.

Mise en production : budget temps et délivrabilité

Prévoyez l'import, le nettoyage, l'authentification du domaine (SPF, DKIM, DMARC), la reconstruction de quelques séquences et la refonte des formulaires. Comptez au minimum deux demi-journées pour la partie technique, puis une demi-journée par séquence critique, plus un créneau hebdomadaire pour l'hygiène de liste. Les connecteurs de type Zapier ou Make peuvent aider à transférer contacts et données, mais les automatisations se reconstruisent le plus souvent à la main. Si personne n'a ce temps, l'outil ne sauvera pas la stratégie.

Les erreurs qui coûtent cher

  • Choisir avant de définir son unité économique : coût par contact actif pour faire grandir l'audience, revenu par campagne pour maximiser la conversion.
  • Importer toute la base sans nettoyage : vous payez des inactifs et vous dégradez votre réputation d'expéditeur.
  • Bâcler l'authentification du domaine : c'est le premier risque de délivrabilité.
  • Comparer des plans gratuits : regardez le prix du premier palier payant, pas la limite gratuite.
  • Ignorer le contenu : la meilleure plateforme ne compense pas un objet vague ou un message mal écrit. Un guide d'ia pour le copywriting peut accélérer la production de vos textes, à relire et adapter.

Améliorer le taux d'ouverture et la conversion, quel que soit l'outil

Surveillez d'abord la délivrabilité, puis comparez le taux d'ouverture par segment, pas en global. Les gains viennent souvent d'une segmentation plus stricte, d'une promesse claire dans l'objet et d'une pression d'envoi mieux dosée sur les non-engagés. Une adresse qui ne réagit plus depuis longtemps coûte de l'argent et abîme votre réputation : prévoyez une campagne de réengagement, puis un nettoyage.

Vos emails doivent aussi mener quelque part. Une landing page qui convertit transforme le clic en inscription ou en achat, et un webinaire de conversion alimente votre liste avec des contacts qualifiés. Pour grossir votre base sans publicité, un partenariat co-marketing (échange de newsletters, contenu commun) est une piste efficace.

Verdict : brevo vs mailchimp vs ConvertKit

Brevo gagne sur le coût quand votre base est grande et vos envois modérés, et sur le multicanal intégré. Mailchimp se justifie si vous utilisez vraiment son écosystème et ses intégrations. Kit s'impose quand la newsletter est un produit. Avant de signer, calculez votre coût par 1 000 contacts actifs, projetez douze mois de croissance et relisez les conditions tarifaires officielles : elles changent régulièrement.

Questions fréquentes

Pourquoi tant d'entreprises quittent-elles Mailchimp ?

La raison la plus citée est la facture : Mailchimp tarifie selon le nombre de contacts, et les inactifs peuvent compter dans la base. Quand la liste grossit sans que le rythme d'envoi augmente, le coût dérive. Certaines fonctions avancées dépendent aussi du forfait choisi. Vérifiez les conditions en vigueur sur le site officiel avant de décider.

Existe-t-il une meilleure option que Mailchimp ?

Cela dépend de votre usage. Brevo convient si vous avez beaucoup de contacts et envoyez peu, car il facture surtout au volume d'envois. Kit (ex-ConvertKit) convient aux créateurs qui monétisent une newsletter. D'autres alternatives existent. Comparez le coût pour 1 000 contacts actifs, pas le prix d'appel affiché.

Mailchimp est-il cher ?

Mailchimp devient vite coûteux quand la liste grandit, car la facturation suit le nombre de contacts et les paliers. Le plan gratuit est limité en contacts et en envois. Pour savoir si c'est cher pour vous, calculez votre coût mensuel par 1 000 contacts actifs et comparez avec une tarification au volume d'envois.

Quels sont les trois meilleurs outils d'email marketing ?

Il n'existe pas de classement universel. Pour une PME avec une grande base et un envoi modéré, Brevo est souvent le plus économique. Mailchimp séduit par son écosystème et ses intégrations. Kit est taillé pour les créateurs. Le bon choix dépend de votre fréquence d'envoi, de votre segmentation et de votre modèle économique.

Peut-on migrer de Mailchimp vers Brevo sans perdre ses contacts ?

Oui, l'export de vos contacts, tags et segments puis leur import dans Brevo est possible, y compris via des connecteurs comme Zapier ou Make. Prévoyez le nettoyage de la liste, l'authentification du domaine (SPF, DKIM, DMARC) et la reconstruction manuelle de vos automatisations, qui ne se transfèrent généralement pas telles quelles.